6 mois plus tard, je suis de retour, un peu moins seul.
J'ai les pieds posés dans mes rang', sur un tapis d' sol.
Drapé dans un peignoir noir, sous mes pieds mouillés, il ya le jonc tressé, qui colle
C'est la roulée du soir, Golden', doucement,
Levé trop tard, c'est le café, bon ? Pas vraiment
Je divague.
Je divague.
Il vole ce tapis, je le sais maintenant.
Il a du mal à décoller, et je suis redondant.
Les volutes de fumée se perdent.
Ces vieux immeubles, je les aime
Je les vois comme les cimes qui dominent le Zugspitze.
Ciel de Slovénie, grand merci d'avoir tout dégagé, où l'on a couché
Je m'y vois dans ces montagnes.
Je m'y vois encore, encore, et encore
J'y suis, tout en haut.
C'est le Mont Blanc, et ce sera simple et beau
La fumée finit par disparaître en souvenirs bonhommes.
Bonshommes, pourquoi être vous partis ?
Fumée, je peux la garder en moi, elle devra ressortir, dactylo.
Je tousse plus, c'est l'hiver, il fait froid dans mon dos
La roulée se consume, la jeunesse d'une vie se consomme.
A sa cime, à l'aube, elle rougeoie, brûle avec ivresse.
Aussi tôt recouvert de cendres, l'instantané rougeoyant s'y affaisse.
Attisez ce brasero, il se ternit - d'un manteau de cendres recouvert.
La neige revient chaque année.
Je l'attends, je l'ai à fleur de peau, en 'suis jeté
Comme ces cendres jetées dans un verre - moments d' jeunesse déjà refroidis.
Des minutes amputées au condamné à vie.
Mes compagnons d'arme, ils doivent dormir, loin.
Je sais qu'ils me regardent, la main en visière, au moins
La roulée se consume, bientôt jusqu'à mes doigts.
Comme je l'ai voulu, comme je l'ai voulu
Et la chanson d'après, je l'écoute,
A peine, parce qu'il intervient
Un bruit de machine à écrire, au lointain.
Roulée vissée dans le cendrier,
Je sais que la haut, il reste beaucoup de tabac
Il faut encore attendre,
Que faire de cette jeunesse en cendre ?


